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Christaller (modèle)

 
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Modèle élaboré par le géographe allemand Walter Christaller en 1933, dérivé de la lieux qui rend compte de la taille, de l’espacement et du nombre des villes. Le modèle décrit l’organisation hiérarchisée d’un réseau de villes selon le niveau des services qu’elles offrent, et leur disposition spatiale régulière aux sommets de triangles équilatéraux ou au centre d’hexagones.

On imagine un espace géographique non différencié, une plaine homogène, où la densité de population est uniforme, où tous les habitants ont le même revenu à dépenser et où les biens sont offerts à des prix identiques, auxquels s’ajoutent seulement les coûts de transport, lesquels ne dépendent que de la distance au centre. On fait aussi l’hypothèse d’un comportement rationnel des individus, qui cherchent à se procurer les biens et les services au meilleur coût et s’approvisionnent donc au centre le plus proche. La disposition des lieux centraux qui permet de desservir toute la population en couvrant tout l’espace (pavage du territoire) varie alors selon le point de vue que l’on privilégie :

  • principe de marché : si l’on veut maximiser le nombre de lieux centraux (meilleure desserte de la population) tout en assurant un partage équitable de la clientèle entre les centres, les villes d’un même niveau hiérarchique sont disposées au sommet de triangles équilatéraux. La limite de l’influence de chacune passe par le milieu de chaque côté du triangle, ce qui dessine autour de chaque ville une zone d’influence hexagonale. Chaque centre de niveau inférieur est partagé entre l’influence de trois centres de niveau supérieur. La superficie de la zone desservie par un centre est rois fois plus grande que celle que dessert un centre de niveau immédiatement supérieur (rapport k=3)
  • principe de transport : si l’on déforme la configuration des villes précédentes de façon à en placer plusieurs sur un même axe de transport, afin de réduire les coûts d’infrastructures de circulation, on obtient une hiérarchie où la dimension de la zone d’influence d’un centre supérieur est quatre fois celle d’un centre de niveau immédiatement inférieur (k=4) ;
  • principe administratif : les fonctions d’encadrement politique et de gestion territoriale ne se partagent pas entre des centres concurrents, mais s’exercent dans des circonscriptions aux limites fixées et sans recouvrement. Chaque ville au centre d’une circonscription hexagonale contrôle six centres de niveau inférieur, et la superficie de sa zone d’influence est sept fois celle d’un centre de niveau inférieur (k=7).

Denise Pumain