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Paul Vidal de la Blache

vendredi 19 juillet 2019, par M.-C. R.

- Facettes du savant et de l’œuvre:Paul Vidal de la Blache (1845-1918), [1]

Normalien (1863-66), agrégé d’histoire et géographie (1866), élève de l’École d’Athènes, où il prépare une thèse d’histoire ancienne soutenue en 1872, Paul Vidal de la Blache (1845-1918) est nommé dès 1872 à la faculté des Lettres de Nancy où il demande à enseigner la seule géographie. À partir de 1877 il mène une longue carrière à l’École normale supérieure avant d’occuper une chaire de géographie à la Sorbonne de 1898 à 1909 (date à laquelle il prend une retraite anticipée qui ne l’empêche pas de poursuivre une activité intense).
Il publie du matériel scolaire (cartes murales, manuels), travaille à un Atlas à partir de 1883 et en édite des versions scolaires. Il fonde avec son élève Marcel Dubois les Annales de géographie (1891) et une bibliographie géographique internationale. Répondant à une commande de l’historien Ernest Lavisse destinée à ouvrir par un tableau géographique une histoire de France des origines à la Révolution, il prépare dès la fin des années 1880 le Tableau de la géographie de la France qui paraîtra en 1903. Grâce au succès de l’ouvrage, Il devient membre de l’Académie des sciences morales et politiques en 1906. À partir du tournant du siècle, il rédige plusieurs articles consacrés à la « géographie humaine » en justifiant d’abord ce néologisme par référence à l’écologie botanique (1903), et en développant les thèmes des densités et des genres de vie dans les Annales de géographie des années 1910, prélude à un traité paru à titre posthume (Principes de géographie humaine, 1922). Lors de la décennie 1900-1910, la rédaction de cette Géographie humaine devient son objectif principal, Vidal ayant confié à ses élèves la rédaction d’une Géographie universelle (Géographies universelles) dont il a dressé le plan et choisi les auteurs dès 1907. Pendant cette même décennie, il est sollicité comme expert dans des champs tels que l’enseignement, les contestés territoriaux et la « question régionale », ce qui l’a conduit à proposer une réflexion sur le rôle de la circulation, sur la fonction moderne des villes, sur la nécessité d’une intégration nationale forte dans le cadre de la concurrence « mondiale » caractérisant son époque, et à dresser une carte de régionalisation de la France (1910). La guerre éclatée, il se consacre à la rédaction d’une France de l’Est (1917), une œuvre de géographie politique destinée à démontrer l’ancienneté de l’attachement des Alsaciens-Lorrains au modèle politique français et à dénoncer la conception allemande d’une hégémonie fondée sur la domination des peuples, le livre s’ouvrant sur des esquisses d’ordre géopolitique.

Fondateur de l’école française de géographie reconnu comme tel dès le début du XXe siècle, Vidal de la Blache a été un élève précoce et doué mais a eu, de fait, une carrière relativement lente. Cela relève de sa personnalité propre, dont ses contemporains ont témoigné (cf. l’annexe « Ils ont dit de lui », ci-jointe), mais aussi de la complexité de cette carrière, durant laquelle Vidal a acquis un triple rôle personnel, sans compter celui de « chef d’école » : comme autorité dans l’enseignement scolaire de la géographie (primaire, secondaire et supérieur) manifeste à partir des années quatre-vingt-dix sur les plans international et national ; comme initiateur d’une science géographique moderne, prenant ses distances avec l’histoire et créant une « géographie humaine » centrée sur les relations hommes-milieux, qui a dû conquérir sa place au tournant du siècle dans le champ concurrentiel de la « science sociale » ; comme spécialiste lui ouvrant des formes d’expertise appliquées à des questions frontalières et d’organisation territoriale nationale et à la préparation des traités de paix. Ces trois figures de géographe — celles du pédagogue, du savant et de l’expert es géographie —, se sont développées en parallèle, tandis qu’il produisait une œuvre diverse, toujours en cours, ouverte et renouvelée, qu’il faudrait étudier dans sa dynamique et ses déplacements successifs.
À ce titre, son expérience de l’Amérique du nord, en 1904 à l’occasion d’un congrès international de géographie, a suscité chez ce personnage moins passéiste que sensible à l’épaisseur historique des constructions humaines un choc moderniste qui l’a conduit à un régime de pensée prospective. En témoigne, sur le plan de l’enseignement, tant sa critique de la formation classique (« une école d’Amérique » devrait compléter les écoles d’Athènes et de Rome…) que ses plaidoyers pour des « humanités modernes » ouvertes sur l’état du monde contemporain et fondées sur la science, qui sont elles-mêmes au principe de la réforme de l’enseignement secondaire promue en 1902 par la haute administration républicaine. Dans la pratique politique, ce régime temporel futuriste exige de s’adapter aux dimensions spatiales d’une terre devenue « mondiale » (néologisme d’époque, qu’il entérine) : d’où la nature de ses projets de réorganisation territoriale de la France et de renforcement de l’Empire, comme son plaidoyer pour la création de fédérations ou associations d’États qui s’ajustent à cette grandeur nouvelle (1917). Archétype de l’universitaire républicain, Vidal de la Blache répugne à l’engagement politique. Patriote marqué par la défaite de 1870, c’est aussi un esprit cosmopolite et européen animé sa vie durant, à la manière saint-simonienne, par une conscience vive des vertus de la libre circulation.

- Influence et réception, [2]
Éveilleur et imprégnateur plutôt que dogmatique, il a rassemblé autour de lui une « école » qui a peuplé rapidement l’Université et les lycées grâce à une politique scolaire favorable à la discipline géographique (tant pour des raisons idéologiques que de pragmatisme économique : connaître ressources et marchés). Formée de plusieurs générations différentes par leur formation initiale, elle est, dans le détail, loin d’être homogène. Complexe et stratifié dans le développement de l’œuvre proprement vidalienne, mais peu formalisé, le modèle a été développé diversement durant l’entre-deux-guerres, où la géographie a joui d’une certaine aura auprès d’étudiants sensibles à son inscription dans l’actualité économique et politique et séduits par des pratiques échappant aux formalismes universitaires classiques. Avec la fin de la Seconde Guerre mondiale, les bouleversements du monde, les chocs d’idéologies liées à la Guerre froide et la relance d’une rénovation de l’appareil scientifique et d’observation sociale ont engagé un nouveau cycle de débats intellectuels qui a affecté progressivement la géographie. Significativement, le legs dit « vidalien » s’est alors décliné sous le mode d’une pratique « classique » puis « traditionnelle », au cours de la décennie 1960, avant des mises en cause radicales concentrées au début des années soixante-dix. Critiques de sa représentation statique du milieu (Georges Bertrand), de son inconsistance scientifique (Alain Reynaud), de son idiographisme (Roger Brunet et la revue L’Espace géographique ; Jacques Lévy et EspacesTemps), de son apolitisme (Yves Lacoste et la revue Hérodote), les nouveaux géographes de l’époque fustigent pêle-mêle un savant et la tradition qu’il aurait engendrée. Dans les stratégies d’instauration qu’ils conduisent, une autre arme que la critique a pu utiliser dans ces années 1970-1980 ou plus récemment consiste à mobiliser ou à réhabiliter une autre figure tutélaire de la discipline, tel Élisée Reclus. Si, marquées par le présentisme, les controverses entre géographes ont produit des analyses caricaturales (véhiculées bien souvent par dictionnaires et manuels), elles ont aussi permis de réinterroger la mémoire disciplinaire et de réactiver un intérêt proprement historiographique pour le personnage comme pour l’œuvre de Vidal de la Blache, ce dont témoigne une littérature abondante qui en montre la modernité et la complexité.

- Actualité
Au-delà du seul intérêt disciplinaire et à divers moments de l’histoire, l’actualité de Vidal de la Blache réside dans l’écho entre son œuvre et les interrogations présentes : qu’il s’agisse de sa mobilisation dans les années trente pour contrer la Geopolitik ou, actuellement, des questions de mémoire nationale (cf. les publications suscitées par Pierre Nora dans les années 1980) ou d’organisation territoriale ; des enjeux de la mobilité et de la circulation dans un contexte « mondial » ; du sens des lieux et des territoires (symbolique, sensible, vernaculaire) et de la façon d’en « rendre compte » par le verbe et par l’image ; de la formation d’une curiosité pour l’ailleurs ; des relations hommes-milieux, que sa géographie humaine avait pour fonction d’aborder, transgressant la frontière (moderne) nature-culture, au grand dam des sociologues durkheimiens notamment. Sur ce dernier plan, l’actualité de la crise environnementale pourrait susciter une réévaluation de son programme de recherche sur le jeu entre « virtualités » des lieux et « possibilités » humaines et de ce « possibilisme » qui lui a été attribué, en ancrant une révision intellectuelle dans la critique du dualisme moderne. Avec ses écarts à la pensée d’aujourd’hui, avec ses flous et ses apories, cette œuvre donne des prises pour affronter notre contexte contemporain, notamment nous positionner par rapport aux récentes notions d’Anthropocène et d’Humanités environnementales.
voir aussi : Albert Demangeon, Emmanuel de Martonne

Marie-Claire Robic

Expositions virtuelles :
Pour accéder à la BIS (Expositions et Collections) : www.nubis.univ-paris1.fr
à l’ENS : https://sherlock.ens.fr/exhibits/show/paulvidaldelablache
Des interconnexions relient chacun de ces sites.


Références bibliographiques

Plusieurs bibliographies, publications et expositions virtuelles ayant paru à l’occasion du centenaire de son décès, cette notice sur Paul Vidal de la Blache (1845-1918) s’appuie sur ces informations et sur ces analyses, disponibles sur les sites de la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (BIS) (commissaires : Jean-Louis Tissier et Marie-Claire Robic), de la bibliothèque de l’École normale supérieure d’Ulm (commissaires : Nicolas Ginsburger et Marie-Claire Robic) et de la Bibliothèque nationale de France (BNF).

Pour une bibliographie plus complète, il convient de se référer à celle publiée par la Bibliothèque nationale de France en mars 2018 (http://www.bnf.fr/ collections et services / bibliographies).

Textes de Paul Vidal de la Blache
- Paul VIDAL DE LA BLACHE
Hérode Atticus : étude critique sur sa vie, E. Thorin, Paris, 1872.
Ulm LSH - salle 4 - Thèse 483
- Paul VIDAL DE LA BLACHE
Marco Polo : son temps et ses voyages, Paris : Librairie Hachette et cie, 1880 (Bibliothèque des écoles et des
familles).
Ulm LSH - salle 5 - H V vo 65 8°
- Paul VIDAL DE LA BLACHE
La Terre, géographie physique et économique : histoire sommaire des découvertes, Paris : C. Delagrave, 1883.
Ulm LSH - salle 5 - H V 63 12°
- Paul VIDAL DE LA BLACHE
Autour de la France : états et nations de l’Europe / par P. Vidal-Lablache,..., [s.l.] : [s.n.], 1889.
Disponible en ligne sur Gallica. Consulté le 19 novembre 2018
- Paul VIDAL DE LA BLACHE
Atlas général Vidal-Lablache, Nouvelle édition entièrement revue et mise à jour, Paris : Librairie Armand
Colin, 1910.
Ulm LSH – salle 5 - H V g 59 B F°
- Paul VIDAL DE LA BLACHE et Jean-Robert PITTE
Atlas général Vidal-Lablache,... 1894 : histoire et géographie, Malakoff : Armand Colin, 2016.
Jourdan SHS - G in F° 99
- Paul VIDAL DE LA BLACHE
La rivière Vincent Pinzon : étude sur la cartographie de la Guyane, Paris : F. Alcan, 1902 (Bibliothèque de la faculté des lettres de Paris, 15).
Ulm LSH - salle 3 - S E a 32 A (15) 8° / S E a 32 B (15) 8°
- Paul VIDAL DE LA BLACHE
Principes de géographie humaine, Reproduction en fac-similé, Paris : Archives Karéline [L’Harmattan], 2008.
Jourdan SHS - GG in 8° 938
- Paul VIDAL DE LA BLACHE
Histoire de France depuis les origines jusqu’à la révolution, sous la direction d’Ernest Lavisse : Tableau de la géographie de la France, Paris : Hachette, 1903.
Ulm LSH - salle 6 - H F gé 49 (1/1) 8°
- Paul VIDAL DE LA BLACHE
Histoire de France depuis les origines jusqu’à la Révolution, sous la direction d’Ernest Lavisse : Tableau de la géographie de la France, Fac-similé éd. 1911, Paris : Éd. des Équateurs, 2009.
Jourdan SHS - GF in 8° 483
- Paul VIDAL DE LA BLACHE
La France : tableau géographique : ouvrage illustré de trois cent deux gravures et cartes et d’une carte en couleurs tirée hors texte, Paris : Hachette et Cie, 1908.
Ulm LSH - salle 5 - H V g fr 197 A 4°
- Paul VIDAL DE LA BLACHE
Tableau de la géographie de la France, Paris : J. Tallandier, 1979 (Collection Monumenta Historiae).
Ulm LSH - salle 6 - H F gé 49 C (1/1) 8°
- Paul VIDAL DE LA BLACHE
La France de l’Est : Lorraine-Alsace, Paris : A. Colin, 1917.
Ulm LSH - salle 5 - H V g fr 828 8°
- Paul VIDAL DE LA BLACHE et Yves LACOSTE (éd.)
La France de l’Est : Lorraine-Alsace, Paris : La Découverte, 1994 (Livres Hérodote).
Ulm LSH – salle 5 - H V g fr 828 A 8°
- Paul VIDAL DE LA BLACHE
Principes de géographie humaine, Paris : A. Colin, 1922.
Ulm LSH - salle 5 - H V g 968 8°
- Paul VIDAL DE LA BLACHE
Principes de géographie humaine, Paris : Utz, 1995 (La science des autres).
Ulm LSH - salle 5 - H V g 968 A 8°

Sur Vidal et les vidaliens : quelques jalons francophones dans un siècle de publications
- Lucien GALLOIS
« Paul Vidal de la Blache (1845-1918) », Annales de géographie, vol. 27, no 147, 1918, p. 161-173.
Disponible en ligne sur Gallica. Consulté le 19 novembre 2018
- Raoul BLANCHARD
« Vidal de la Blache », Revue de Géographie Alpine, vol. 6, no 4, 1918, p. 371-373.
Disponible en ligne sur Persée. Consulté le 19 novembre 2018
- Emmanuel de MARTONNE
« Vidal de la Blache (Paul) », Annuaire des anciens élèves de l’École normale supérieure, 1919, p. 28-33.
Ulm LSH - Réserve - S G ip 28 D 8°
- Paul CLAVAL et Jean-Pierre NARDY
Pour le cinquantenaire de la mort de Paul Vidal de La Blache : études d’histoire de la géographie, Paris : les Belles lettres, 1968 (Cahiers de géographie de Besançon, 16).
Ulm LSH - salle 5 - H V g 967 8°
- André MEYNIER
Histoire de la pensée géographique en France (1872-1969), Paris : Presses universitaires de France, 1969 (Collection Sup, 2).
Ulm LSH - salle 5 - H V g 199 (2) 12°
- Marie-Claire ROBIC
« La conception de la géographie humaine chez Vidal de la Blache d’après les Principes de géographie humaine », Les Cahiers de Fontenay, 4, 1976, Géographie (École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses), p. 1-76.
Ulm LSH - salle 3 - S E a 53 4°

- Daniel LOI, Marie-Claire ROBIC et Jean-Louis TISSIER
« Les carnets de Vidal de la Blache, esquisses du « Tableau » ? (The Vidal de la Blache’s note-books, a sketch of the « Tableau » ?) », Bulletin de l’Association des Géographes Français, vol. 65, no 4, 1988, p. 297-311.
Disponible en ligne sur Persée. Consulté le 19 novembre 2018
- Philippe PINCHEMEL
« Contribution à l’histoire de la bibliographie sur P. Vidal de la Blache (A contribution to the history of
bibliography about P. Vidal de la Blache) », Bulletin de l’Association de Géographes Français, vol. 65, no 4,
1988, p. 287-295.
Disponible en ligne sur Persée. Consulté le 19 novembre 2018
- Marie-Claire ROBIC
« La stratégie épistémologique du mixte : le dossier vidalien », Espace Temps, vol. 47, no 1, 1991, p. 53-66.
Disponible en ligne sur Persée. Consulté le 19 novembre 2018
- Paul CLAVAL
Autour de Vidal de La Blache : la formation de l’école française de géographie, Paris : CNRS éd, 1993 (Mémoires et documents de géographie).
Ulm LSH - salle 5 - H V g 287 C (29) 4°
- André-Louis SANGUIN
Vidal de La Blache : 1845-1918 un génie de la géographie, Paris : Belin, 1993 (Un savant, une époque).
Ulm LSH - salle 7 - S Phi h 696 C (28) 8°
- Jean-Louis TISSIER
« Vidal de la Blache (Paul) », in Dictionnaire des intellectuels français, Paris : Éd. du Seuil, 1996, p.
1156-1158.

- Jean-Yves GUIOMAR
« Le Tableau de la géographie de la France de Vidal de la Blache », in Les lieux de mémoire, II. La Nation, Paris : Gallimard, 1997, p. 568-597.
- Guy MERCIER
« L’Orient de Marco Polo et la géographie de la France de Paul Vidal de la Blache », Géographie et cultures, no 33, 2000, p. 20-42.
- Marie-Claire ROBIC
Le « Tableau de la géographie de la France » de Paul Vidal de la Blache : dans le labyrinthe des formes, Paris : Ed. du CTHS, 2000 (Mémoire de la section de géographie physique et humaine, 20).
- Marie-Claire ROBIC
« Un système multi-scalaire, ses espaces de référence et ses mondes. L’Atlas Vidal-Lablache », Cybergeo : European Journal of Geography, 25 mars 2004.
Disponible en ligne sur openedition.org. Consulté le 19 novembre 2018
- Vincent BERDOULAY
La formation de l’école française de géographie : 1870-1914, 3e édition, Paris : Ed. du CTHS, 2008 (Format, 17).
- Vincent BERDOULAY, Jacques LÉVY et Olivier SOUBEYRAN
« Paul Vidal de la Blache », in Dictionnaire de la géographie, Paris : Belin, 2003, p. 981-987.
- Jean-Baptiste ARRAULT
« Une géographie inattendue : le système mondial vu par Paul Vidal de la Blache », L’Espace géographique, Tome 37, no 1, 8 avril 2008, p. 75-88.
- Nicolas GINSBURGER
« La guerre, la plus terrible des érosions ». Cultures de guerre et géographes universitaires, Allemagne- France-Etats-Unis (1914-1921), Thèse de doctorat, Université Paris Nanterre, France, 2010.
Ulm LSH - Réserve - Thèse NR 2010 (1-2)
- Marie-Claire ROBIC, Philippe PINCHEMEL et Jean-Louis TISSIER
Deux siècles de géographie française : une anthologie, Paris : CTHS, 2011 (CTHS géographie, 8).
Ulm LSH - salle 3 - S E a 135 B (9) 8°
- Nicolas GINSBURGER
« Des îles grecques à la géographie coloniale : Marcel Dubois à la conquête de la Sorbonne (1876-1895) », Cybergeo : European Journal of Geography, 15 juin 2017.
Disponible en ligne sur openedition.org. Consulté le 19 novembre 2018
Conférences BNF (14 novembre 2017) :
- Table ronde « Vidal de la Blache : quelles ouvertures contemporaines ? » (S. Allemand, M.-V. Ozouf-Marignier, M.-C. Robic, J.-L. Tissier). Vidéo disponible en ligne sur le site de la BnF
- Conférences : « La collection des cartes murales Vidal-Lablache » (Olivier Loiseaux) et « Paul Vidal de la Blache : comment parler d’un territoire perdu ? » (Bernard Tassou). Vidéo disponible en ligne sur le site de la BnF
- Nicolas GINSBURGER, Marie-Claire ROBIC, Denis WOLFF, Patrick LATOUR, Yann SORDET et André VAUCHEZ
Un géographe de plein vent : Albert Demangeon, 1872-1940, Paris : Bibliothèque Mazarine / Éditions des Cendres, 2018.

- Marie-Claire ROBIC, « Les chemins de l’école (1860-1914). Usages du label d’école à propos de la géographie française », Revue d’histoire des sciences humaines, n° 32, « Penser par Ecoles », 2018, p. 39-72.


[1Facettes du savant et de l’œuvre : consulter « Vidal de la Blache (1845-1918) : identités d’un géographe » (ENS), « Vidal de la Blache à l’œuvre : publications et pratiques scientifiques d’un “géographe moderne” » (ENS), « Construire une nouvelle géographie : pour une nouvelle géographie » (BIS), « Le parti pris du terrain » (BIS), « En prise sur la diversité du monde » (BIS).

[2Consulter « Les “Vidaliens” : unité et diversité d’un réseau académique » (ENS) et voir la partie intitulée « Sur Vidal et les vidaliens » dans la bibliographie figurant dans « Pour aller plus loin » (BIS).