Patrick Geddes

Si les travaux de Sir Patrick Geddes (1854-1932) sont aujourd’hui couramment mobilisés par les architectes, urbanistes, paysagistes, voire les sociologues et les géographes, prônant comme méthode de travail la participation avec les habitants, un arpentage minutieux afin d’asseoir toute intervention ou projet sur une lecture attentive du territoire dans ses multiples dimensions, voire par ceux reconnaissant en lui l’un des pionniers de la pensée environnementale en Europe, rien ne prédestinait pourtant ce biologiste de formation à une telle fortune critique dans le temps. Né à Ballaster (Ecosse) en 1854, Geddes est un brillant élève dont l’esprit est nourri des lectures de Ralph Waldo Emerson, Thomas Carlyle, ou John Ruskin. En 1874, il entreprend des études de biologie à l’Ecole des Mines de Londres auprès de Thomas Henry Huxley, ami de Charles Darwin dont il défend ardemment les thèses et auteur de Evidence as to Man’s Place in Nature (1863). Tout porte alors à croire que Geddes deviendrait le futur « Darwin écossais » (Boardman). Durant ses années d’études, le jeune biologiste est aussi marqué par le positivisme d’Auguste Comte enseigné par le docteur Richard Congreve. En 1878, sur le conseil d’Huxley, il rejoint l’équipe de zoologie marine créée à Roscoff par le naturaliste Henri de Lacaze-Duthiers. Geddes suit ensuite Lacaze-Duthiers à Paris, où il étudie l’histologie. L’expérience parisienne constitue une étape essentielle dans la formation de Geddes. En 1879, il y fait la connaissance d’Edmond Demolins, disciple de Frédéric Le Play et rédacteur en chef de la revue La Réforme Sociale. (Demolins créera la revue La Science sociale en 1886). De sa rencontre avec la pensée leplaysienne, Geddes retient une méthode de travail – l’observation attentive, l’enquête – et la triade Lieu-Travail-Famille (Place-Work-Folk) qui structurera par la suite chacune de ses réflexions. Il part alors pour le Mexique afin de collecter différents spécimens de flore et de faune. Atteint d’une grave cécité temporaire, maladie qui l’éloignera à jamais des microscopes, il est contraint de rester enfermé durant plusieurs semaines dans une chambre sans lumière. Dans l’obscurité, il commence à mettre au point ses Thinking machines (machines à penser), feuilles de papiers pliées, formant des cases, et dont la manipulation permet de réfléchir à l’association possible entre différentes sciences : mathématiques, physique, chimie, biologie, biochimie, sociologie, médecine, techniques industrielles, statistiques, etc. Plus tard, la triade Lieu-Travail-Famille constituera la base des thinking machines à l’aide desquelles Geddes entretiendra quotidiennement sa réflexion. De retour en Ecosse en 1880, il intègre l’Université d’Edimbourg où il exerce à temps partiel comme démonstrateur en botanique et en histologie. Mais ses recherches personnelles l’orientent vers les études statistiques et économiques, qu’il tente de relier au monde du vivant (des animaux et des êtres humains). En 1885, il fonde la Edinburgh Social Union avec l’objectif d’améliorer les conditions de vie de la population démunie du Old Edinburgh. Son action au sein de l’Union est indissociable de celle d’Anna Morton, qu’il épouse en 1886. Leur bataille assidue contre la pauvreté et le logement insalubre leur vaut la visite de plusieurs personnalités tel Piotr Kropotkine ou Elie et Elisée Reclus. De fait, si la théorie de l’évolution de Darwin a profondément empreint le jeune esprit du biologiste, celui-ci n’adhère aucunement au « darwinisme social » et préfère le principe de l’entraide mutuelle prôné par Kropotkine (Mutual Aid : A factor of Evolution, 1902). En 1888, Geddes est nommé titulaire de la chaire de botanique à l’University College, Dundee (Ecosse), où il enseigne de la mi-avril à la mi-juin. Dispensé de toute autre charge universitaire le reste de l’année (il est rémunéré à mi-temps), il peut donc poursuivre ses travaux sur le vieil Edinbourg et, notamment, la « University Hall Extension » : les Ramsay Garden et Ramsey Lodge sont inaugurés en 1893 et 1894. La vieille ville d’Edinbourg constitue le laboratoire où sont définis et expérimentés les concepts, méthodes et principes geddesiens. De 1887 à 1899, il y organise avec des collègues de différents champs disciplinaires les Summer Meetings, série de cours et d’événements destinés à toute personne (étudiants, enseignants, artistes) trouvant un intérêt à ce qu’une réconciliation s’opère entre les différents champs, scientifiques notamment. Dans « The Influence of Geographical Conditions on Social Development » (1898), il insiste sur la nécessité de croiser les approches propres à la géographie physique et politique, à l’histoire, à l’anthropologie, aux sciences sociales, à l’économie, afin de comprendre les relations entre l’homme et son milieu. Il fait référence à George P. March – l’ouvrage Man and Nature (1864) constituant une référence majeure selon lui – mais aussi à la « Géographie Universelle » d’Elisée Reclus, et aux sociologues MacLennan, Stuart Glenie, sans oublier Le Play et ses disciples. Il faut selon lui revenir aux travaux d’Edward Gibbon, d’Adam Ferguson, de Buffon et d’Alexander von Humboldt, de Carl Ritter et d’Hippolyte Taine. Il s’agirait d’élaborer une « anthropogéographie » qui serait une sorte d’histoire naturelle d’un ordre supérieur. « Tout comme le naturaliste étudie cette “physiologie supérieure“, telle que nommée par M. Wallace (“bionomie“ selon Lankester, “écologie“ selon Haeckel), il revient à l’anthropogéographe de continuer à son tour le travail d’une bionomie de l’homme » explique Geddes 1 . L’unité pertinente pour l’anthropogéographe serait la « valley region » (de la montagne à la mer, de manière à pouvoir observer l’évolution des activités des chasseurs, bergers, agriculteurs, pêcheurs, etc.). Et la méthode la plus appropriée pour établir les différents relevés et enquêtes (survey), puis leur analyse, consisterait à s’appuyer sur la triade Place (Lieu) => Work (travail) => Family (famille), tout en interrogeant également, à rebours, les relations entre Society (société, idéaux et institutions) => Work => Place. Telle était la teneur des discussions animant les Summer Meetings, mais aussi l’objectif d’outils conceptuels comme la Outlook Tower et la Valley section (coupe sur la vallée) (voir documents joints). L’échelle de la région est pour Geddes celle qui permet d’étudier les rapports entre l’homme et son environnement dans leur juste dimension, en empruntant aux deux disciplines de la biologie et de la sociologie. « Comte, Spencer, Ward, et nombre de sociologues qui suivront ont tous insisté sur la nécessité de la biologie comme préparation à la sociologie. Mais nous avons trop laissé cette proposition dans l’abstrait ; ainsi, rien n’a été fait. […] Tant que nous n’ajusterons pas de telles observations biologiques et sociales, et que nous ne les interpréterons pas comme ensembles cohérents, nous ne pouvons espérer une vulgarisation adéquate de l’une ou l’autre science » estime Geddes 2.. Une telle démarche est selon lui essentielle afin de révéler les dynamiques de l’évolution inscrites dans l’organisme même (la ville et sa région), et les potentialités à développer grâce au pouvoir créateur du « planner ». Celui-ci doit être doté d’une capacité de vision double, associant pensée et action, sachant décoder le réel y compris dans ses dimensions les plus invisibles, de même que les aspirations des hommes, et ce dans l’objectif d’élaborer une vision pour le futur. Cette volonté manifeste de Geddes d’allier observation et action est ce qui rend sa pensée on ne peut plus contemporaine à l’heure actuelle. Le Regional Survey est indissociable de la Valley section. (voir documents joints) Nous ne devons pas nous méprendre sur l’objectif poursuivi dans la Valley section, il ne s’agit aucunement de revenir à un état antérieur mais de saisir les dynamiques à l’origine des villes et de leur développement, et tel est l’enjeu du « civic survey », ce travail minutieux d’enquête et d’analyse comparable à ce que nous qualifions aujourd’hui d’approche systémique ou holistique (et qui renvoie à la complexité du monde révélée par l’Outlook Tower). « La science contemporaine, avec ses recherches rétrospectives sur les origines du passé, son observation quotidienne du présent, est à même d’ignorer que le critère le plus important et l’accomplissement de la science ne consistent pas à déchiffrer le passé, ni à enregistrer le présent, ni même à interpréter les deux. Il s’agit de prévoir » réaffirme Geddes en 1905 3 devant ses collègues de la Sociological Society (Londres) qu’il a fondée en 1903 avec Victor Branford. Les principes du civic survey sont exposés par Geddes dès la première réunion de la Sociological Society en 1904. Il illustre ses propos en citant les travaux menés à l’échelle du Old Edinburgh, mais aussi ceux réalisés à Dunfermline et décrits dans City Development: A Study of Parks, Gardens, and Culture Institutes (1904). De même, Geddes leur fait part de sa volonté de travailler à l’élaboration d’une exposition – une Civic Exhibition – qui contribuerait à diffuser les principes du civic survey en vue d’une meilleure éduction de la population, mais aussi à l’Encyclopædia Civica qu’il avait l’ambition de constituer. De fait, le Civic Survey d’Edinbourg marque les esprits lors de la Town and Planning Exhibition and Conference organisée à Londres en 1910. Le succès remporté par la Edinburgh Room incite Geddes à proposer le principe d’une exposition itinérante non plus seulement centrée sur Edinbourg mais sur les villes et leur histoire. En 1911 est inaugurée à Chelsea la Cities and Town Planning Exhibition, qui sera ensuite accueillie à Edinbourg, Dublin et Belfast. Ce nouveau succès remporté par l’exposition vaut la reconnaissance royale à Geddes, qui « pour des raisons démocratiques » refuse le titre qui l’honore. La Cities and Town Planning Exhibition est de nouveau exposée lors du Premier Congrès international et exposition comparée des villes organisé à Gand en 1913, lors duquel le Grand Prix est attribué à Geddes. Il est alors invité par Lord Pentland, ami de longue date devenu gouverneur de Madras, à venir présenter l’exposition. Celle-ci disparaît lors du naufrage du bateau qui l’achemine vers les Indes. Les cinq années suivantes (1914-1919), Geddes les passe essentiellement en Inde, où il travaille à des projets de réhabilitation de nombreuses villes, mettant à l’épreuve les outils et méthodes – le survey, la conservative surgery (chirurgie conservatrice) – élaborés au cours des années précédentes. Chacune de ces interventions « chirurgicales » dans les tissus des villes anciennes indiennes trouve sa logique dans une analyse approfondie de l’histoire de la ville et des modes de vie de leurs habitants. Elles s’opposent aux destructions massives dont ces quartiers sont le plus souvent l’objet au nom d’une meilleure hygiène et salubrité. Elles visent également à réintroduire plus de végétation, insistant sur le rôle fondamental de l’arbre. En 1919, il rend également deux rapports pour la ville et l’université de Jérusalem, défendant les mêmes principes de conservative surgery et conseillant de reboiser. Ces années sont particulièrement intenses pour Geddes qui enseigne à Londres, Oxford, Edinbourg, mais aussi à Bombay (comme professeur de civics et de sociologie), tout en travaillant aux plans de Patiala (Pendjab), Colombo, et de la nouvelle ville de Tel Aviv. En 1923, Geddes est invité par Lewis Mumford à donner un cycle de conférences à la New School for Social Research. Les conférences sont publiées en 1925 par The Survey Graphic sous la forme de six « Talks from my OutlookTower ». La pensée de Geddes rencontre alors celle des membres de la Regional Planning Association of America qui œuvrent à la promotion du regional planning aux Etats-Unis. Mumford contribue tout particulièrement à diffuser la pensée de l’Ecossais aux Etats-Unis. En 1938, il explique dans The Culture of Cities : « Patrick Geddes et ses collègues d’Edinbourg furent peut-être les premiers à entreprendre un civic survey approfondi comme préliminaire avant toute action municipale et de planification. […] Geddes était le plus visionnaire en cela qu’il incluait, comme des faits de première importance, la situation géographique, les facteurs climatiques et météorologiques, les processus économiques, le patrimoine historique. […] En tant que sociologue écologiste, Geddes fit le saut nécessaire entre le civic survey et le regional survey 4» . En 1924, le bateau ramenant Geddes de Bombay accoste à Marseille. Malade, celui-ci reste en convalescence à Montpellier. A la fin de l’année le Collège des Ecossais est fondé, lieu d’éducation expérimental international où est édifiée une nouvelle Outlook Tower. L’espoir de Geddes est de réveiller « la Belle au Bois Dormant » i.e. l’ancienne université de Montpellier (où avait exercé Paul Joseph Barthez, docteur de la faculté de médecine de Montpellier et fondateur de la théorie vitaliste). Il fait graver sur le mur du collège la devise résumant le mieux le précepte l’ayant guidé sa vie durant : Vivendo Discimus (nous apprenons en vivant). En 1932, Geddes est de nouveau anobli par George V ; il accepte le titre cette fois-ci. Il décède à Montpellier le 18 avril 1932. S’il est communément admis que le civic survey et le regional survey ont eu une réelle influence sur la façon dont les urbanistes anglais ont conçu leur travail à partir des années 1920 – instituant le principe d’un « diagnostic » préalable à toute intervention urbaine, mais amenant aussi à créer la Regional association – il est toutefois probable que les travaux de Geddes n’auraient pas eu un tel impact sur la génération d’architectes, d’urbanistes et de paysagistes de l’après Seconde Guerre mondiale sans le travail éditorial conduit par certains, avec des visées professionnelles ou scientifiques différentes selon les cas. En 1947, Jaqueline Tyrwhitt, membre des Congrès internationaux d’architecture moderne (CIAM) et de l’Association for Planning and Regional Reconstruction, publie Patrick Geddes in India, ouvrage composé d’extraits des rapports rédigés de 1915 à 1922 pour de nombreuses villes indiennes (Balrampur, Baroda, Calcutta, Colombo, Dacca, Indore, Kapurthala, Lahore, Lucknow, Madras, Nagpur, etc.). L’ouvrage, introduit par Lewis Mumford, s’apparente à une sorte de « manuel », conçu à l’attention des architectes et des urbanistes, valorisant le travail d’arpentage, d’écoute des habitants, l’attention à la qualité des espaces publics et des espaces verts, le « diagnostic survey », la « sociological approach » et la « conservative surgery ». En 1949, Tyrwhitt et Arthur Geddes publient une nouvelle édition (abondamment remaniée) de Cities in Evolution (1915), avec la volonté, là encore, d’offrir une méthode de travail aux professionnels impliqués dans la reconstruction. Ce travail éditorial s’inscrit dans les réflexions engagées dans l’après guerre sur le « cœur des villes » 5 . Cities in evolution est ensuite réédité à plusieurs reprises en Angleterre et aux Etats-Unis (dans sa forme originale ou non) et traduit dans plusieurs langues. En France, il faut attendre 1994 pour qu’une traduction partielle de l’ouvrage soit proposée, la pensée de Geddes restant marginale tant dans le milieu professionnel qu’académique jusqu’à une période récente. Elle entre par contre en résonnance avec les travaux conduits par des chercheurs ou professionnels américains, tel le paysagiste Ian McHarg 6.(d’origine écossaise), fondateur du département de Landscape Architecture and Regional Planning à l’université de Pennsylvanie et partisan d’une planification et d’un projet de territoire « écologiques » . Par ailleurs, Geddes est le premier à identifier, en 1915, la conurbation 7. de la côte Est des Etats-Unis . A l’origine du néologisme proposé pour désigner une urbanisation multipolaire, sorte de constellation d’agglomérations, il observe que tout conduit à penser qu’une telle conurbation s’étendra très prochainement sur plus de 800 kilomètres sur la côte atlantique. De fait, elle est analysée dans le détail quelques décennies plus tard par Jean Gottmann, qui la baptise à son tour Megalopolis (1961). Catherine Maumi voir aussi: environnement ville durable

Documents joints

Notes

  1. Patrick Geddes, « The Influence of Geographical Conditions on Social Development », The Geographical Journal, vol. 12, n° 6, déc. 1898, p. 582.
  2. Patrick Geddes, « Our City of Thought », « Talks from my Outlook Tower », The Survey Graphic, vol. LIV, août 1925, p. 490
  3. Patrick Geddes, « Civics: as Concrete and Applied Sociology, Part II », op. cit., p. 104
  4. Mumford, The Culture of Cities New York, Harcourt Brace Jovanovich, Inc., 1938, (rééd. 1970), p. 376.
  5. Tyrwhitt publie également en 1952 avec J. L. Sert et E. N. Rogers, The Heart of the City : towards the humanisation of urban life, Londres, Lund Humphries.
  6. Cf. Ian McHarg, Design with Nature, Garden City, New York, Natural History Press/ Doubleday, 1969
  7. Patrick Geddes, Cities in Evolution: An Introduction to the Town Planning Movement and to the Study of Civics, Londres, Williams & Norgate, 1915, p. 48
 

Bibliographie :
Principaux ouvrages de Patrick Geddes :
-GEDDES, Patrick, 1884, John Ruskin Economist, Edinburgh, W. Brown.
-GEDDES, Patrick (avec J. Arthur Thomson), 1889, The Evolution of Sex, Londres, Scott,
-GEDDES, Patrick, 1904, City Development: A Study of Parks, Gardens, and Culture Institutes. A report to the Carnegie Dunfermline Trust, Edinburgh, P.G. & Colleagues
-GEDDES, Patrick (avec J. A. Thomson), 1912, Evolution, Londres, Williams & Norgate, New York, Holt, 256 p.
-GEDDES, Patrick (avec J. Arthur Thomson), 1914, Sex, Londres, Williams & Norgate, New York, Henry Holt, 255 p.
-GEDDES, Patrick, 1915, Cities in Evolution: An Introduction to the Town Planning Movement and to the Study of Civics, Londres, Williams & Norgate, 409 p.
Réédition abrégée en 1949, avec une introduction de Jaqueline Tyrwhitt et Arthur Geddes, Londres, William & Norgate.
La réédition de 1968, Londres, Ernest Benn Limited, avec une introduction de Percy Johnson-Marshall, est par contre fidèle à l’édition originale de 1915.
Traduction partielle en français par Brigitte Ayramdjan, L’évolution des villes, une introduction au mouvement de l’urbanisme et à l’étude de l’instruction civique, Paris, Temenos, 1994.
-GEDDES, Patrick (avec G. Slater), 1917, Ideas at War, Londres, Williams & Norgate, 424 p.
-GEDDES, Patrick, 1920, An Indian Pioneer: The Life and Work of Sir Jagadis C. Bose, Londres & New York, Longmans Green, 301 p.
-GEDDES, Patrick (avec J. Arthur Thomson), 1925, Biology, Londres, Williams & Norgate, New York, Henry Holt, 254 p.
-GEDDES, Patrick (avec J. Arthur Thomson), 1931, Life: Outlines of General Biology, 2 vol., Londres, Williams & Norgate, New York, Harper, 1515 p.

Rapports sur les villes indiennes :
-GEDDES, Patrick, 1916, « Lucknow : A report to the Municipal Council », Lucknow, Murray’s.
-GEDDES, Patrick, 1917, « Balrampur, a report to the Maharajah Bahadur », Lucknow, Murray’s, 80 p. + 6 plans.
-GEDDES, Patrick, 1917, « Report on Dacca », Calcutta, Bengal Secretariat Book Depôt, 21 p. + 1 plan.
-GEDDES, Patrick, (avec H. V. Lanchester), 1917, « Jubbulpore, a report to the Municipal Committee », Jubbulpore, Hitkarini Press, 10 p.
-GEDDES, Patrick, 1917, « Karpurthala » (Report to the Maharajah), Lucknow, Murray’s, 38 p.
-GEDDES, Patrick, 1917, « Lahore, a report to the Municipal Council », Lahore, Commercial Ptg Works, 44 p.
-GEDDES, Patrick, 1917, « Report on Model Colony at Kanchrapara », Eastern Bengal Railway Press, 14 p.
-GEDDES, Patrick, 1917, « Nagpur, a report to the Municipal Council », Nagpur, Municipal Press, 17 p.
-GEDDES, Patrick, 1918, « Town Planning toward City Development : A report to the Durbar of Indore », 2 vol., Indore, Holkar State Press (réédition Routledge, 2017).
-GEDDES, Patrick, 1919, « Aden, a report to the government of Bombay », Bombay, Government Central Press, 15 p.

Principaux articles de Patrick Geddes :
-GEDDES, Patrick, 1898, « The influence of Geographical Conditions on Social Development », The Geographical Journal, vol. 12, n° 6, dec. 1898, p. 580-586.
-GEDDES, Patrick, 1900, « Man and his environment – A Study from the Paris Exposition », International Monthly, II, août 1900, p. 169-195.
-GEDDES, Patrick, 1905, « Civic Education and City Development », Contemporary Review, LXXXVII, mars 1905, p. 413-426.
-GEDDES, Patrick, 1905, « Civics: as Applied Sociology », Sociological Papers 1904, vol. I, Londres, MacMillan & Co, p. 103-118.
-GEDDES, Patrick, 1906, « Civics: as Concrete and Applied Sociology, Part II », Sociological Papers 1905, vol. II, Londres, MacMillan & Co, p. 57-111.
-GEDDES, Patrick, 1907, « A Suggested Plan for a Civic Museum (or Civic Exhibition) and its Associated Studies », Sociological Papers 1906, vol. III, Londres, MacMillan & Co, p. 197-230.
-GEDDES, Patrick, 1909, « City Deterioration and the Need of City Survey », The Annals of the American Academy of Political and Social Science, vol. 34, n° 1, juil. 1909, p. 54-67.
-GEDDES, Patrick, 1910, « The Civic Survey of Edinburgh », Transaction of the Town Planning Conference, Oct. 1910, p. 537-574 (réédité à Edinburgh, The Outlook Tower, 1911).
-GEDDES, Patrick, 1921, “Palestine in Renewal”, Contemporary Review, CXX, oct. 1921, p. 475-84.
-GEDDES, Patrick, 1924, « Proposed Co-ordination of the Social Sciences », Sociological review, XVI, janv. 1924, p. 54-65.
-GEDDES, Patrick, 1924, « The Mapping of Life », Sociological review, vol. XVI, n° 3, juillet 1924, p. 193-203.
-GEDDES, Patrick, 1925, « Schoolboy’s Bag and a City’s Pageant », « Talks from my Outlook Tower », The Survey Graphic, vol. LIII, Fév. 1925, p. 525-529, 553-554.
-GEDDES, Patrick, 1925a, « Cities, and the Soils They Grow From », « Talks from my Outlook Tower », The Survey Graphic, vol. LIV, avril 1925, p. 40-44.
-GEDDES, Patrick, 1925b, « The Valley Plan of Civilization », « Talks from my Outlook Tower », The Survey Graphic, vol. LIV, juin 1925, p. 288-290, 322-325.
-GEDDES, Patrick, 1925c, « The Valley in the Town », « Talks from my Outlook Tower », The Survey Graphic, vol. LIV, juil. 1925, p. 396-400, 415-416.
-GEDDES, Patrick, 1925d, « Our City of Thought », « Talks from my Outlook Tower », The Survey Graphic, vol. LIV, août 1925, p. 487-90, 504-509, 512.
-GEDDES, Patrick, 1925, « The Education of Two Boys », « Talks from my Outlook Tower », The Survey Graphic, vol. LIV, sept. 1925, p. 571-575, 587-591.
-GEDDES, Patrick, 1926, « The Making of Our Coal Future », Sociological Review, XVIII, juil. 1926, p. 178-185.
-GEDDES, Patrick, 1927, « The Charting of Life », Sociological review, XIX, Janv. 1927, p. 40-63.
-GEDDES, Patrick, 1929, « Rural and Urban Thought: A Contribution to the Theory of Progress and Decay », Sociological review, XXI, Janv. 1929, p. 1-19.
-GEDDES, Patrick, 1929, « Way of Transition – Towards Constructive Peace », Sociological Review, XXII, janv., avril 1930, p. 1-31, 136-41

Références bibliographiques :
Ouvrages :
-BOARDMAN, Philip, 1944, Patrick Geddes : Maker of the Future, Chapel Hill, University of North Carolina Press, 538 p. (réédité en 2018).
-BOARDMAN, Philip, 1978. The Worlds of Patrick Geddes, Biologist, Town Planner, Re-educator, Peace-warrior, Londres, Routledge & Kegan Paul Ltd., 528 p.
-DEFRIES, Amelia Dorothy, 1927, The Interpreter Geddes : The Man and His Gospel, Londres, Routledge, 334 p.
-FOWLE Frances, THOMSON Belinda (éd.), 2004, Patrick Geddes : The French Connection, Oxford, White Cockade Publishing, 104 p.
-KITCHEN, Paddy, 1975, A Most Unsettling Person : An Introduction to the Ideas and Life of Patrick Geddes, Londres, Victor Gollancz, 351 p.
-LE MAIRE, Judith, 2014, Lieux, biens, liens communs. Emergence d’une grammaire participative en architecture et urbanisme, 1904-1969, Bruxelles, Editions de l’université de Bruxelles, 252 p.
-MELLER, Hellen Elizabeth, 1990, Patrick Geddes. Social Evolutionist and City Planner, Londres, Routledge, 384 p.
-Mumford, The Culture of Cities New York, Harcourt Brace Jovanovich, Inc., 1938
-STALLEY, Marshall (éd.), 1972, Patrick Geddes : Spokesman for Man and the Environment, New Brunswick, Rutgers University Press, 476 p.
-SCOTT, John, BROMLEY, John, 2014, Envisioning Sociology : Victor Branford, Patrick Geddes, and the Quest for Social Reconstruction, New York, State University of New York Press, 298 p.
-STEPHEN Walter (éd.), 2004, Think Global, Act Local : The Life and Legacy of Patrick Geddes, Edinburgh, Luath Press Ltd, 119 p. (2e éd.)
-TYRWHITT, Jaqueline Mary (éd.), 1947, introduction de Lewis Mumford, préface de H. V. Lanchester, Patrick Geddes in India, Londres, Humphries, 103 p.
-WELTER, Volker M., 2002, Biopolis : Patrick Geddes and the City of Life, Cambridge (MA),The MIT Press, 355 p.

-Articles :
-CHABARD, Pierre, 2001, « L’Outlook Tower, anamorphose du monde », Le Visiteur, n° 7, p. 64-73.
-CHABARD, Pierre, 2005, « Comment un livre change : Cities in Evolution et les usages de Patrick Geddes (1912-1972) », Genèses, n° 60, sept. 2005, p. 76-97. https://www.cairn.info/revue-geneses-2005-3-page-76.htm
-FERRETTI, Federico, 2012, « Aux origines de l’aménagement régional : le schéma de la Valley Section de Patrkc Geddes (1925 », M@ppemonde, vol. 4, n° 108, https://mappemonde-archive.mgm.fr/num36/articles/art12405.html
-FERRETTI Federico, 2016, « Globes, savoir situé et éducation à la beauté : Patrick Geddes Géographe et sa relation avec les Reclus », Annales de géographie, n° 706, p. 681-715. https://www.cairn.info/revue-annales-de-geographie-2015-6-page-681.htm
-WELTER, Volker M., 2009, « The 1925 Master Plan for Tel-Aviv by Patrick Geddes », Israel Studies, vol. 14, n° 3, p. 94-119